Développement économique: des universitaires africains scrutent le modèle japonais à l’initiative de la CAPEC

«Culture, éducation, science et développement : quelles leçons tirer du Japon ?».

«Culture, éducation, science et développement : quelles leçons tirer du Japon ?».

 C’est le thème du 2e séminaire international sur les études japonaises en Afrique de l’Ouest francophone qui s’est tenu le jeudi 9 mars 2017, à l’université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) de Cocody, à l’initiative de la Cellule d’analyse de politique économique du CIRES (CAPEC).
Le Japon se présente comme un modèle de développement qui doit inspirer les pays africains qui y aspirent, indique le Professeur Alban Ahouré, Directeur par intérim de la CAPEC. Il assure que «le Japon est un modèle pour la Côte d’Ivoire et pour tous les pays africains qui aspirent à l’émergence ».

L’objectif de cette rencontre, selon Atta Koffi, Vice-président de l’université FHB, est de mieux faire connaître aux acteurs du secteur public, du secteur privé, de la société civile, du monde universitaire et aux partenaires au développement, les leçons que pourraient tirer les pays africains du Japon. « La particularité du Japon c’est que ce pays n’a pas renoncé à sa culture mais s’est fondé sur ses valeurs culturelles pour s’imprégner et capter les technologies occidentales et s’est hissé au rang de deuxième puissance économique mondiale », fait-il savoir. « Dans la marche des pays de l’Afrique de l’Ouest francophone vers l’Emergence, il y a nécessité de synergie entre la recherche et la décision politique ou stratégique », ajoute-t-il. Pour répondre justement à cette nécessité de synergie entre la recherche et la décision politique ou stratégique, l’UFHB est disposée à abriter un Centre pour les Etudes japonaises en Afrique de l’Ouest francophone, qui permettra de vulgariser la culture japonaise et de faire bénéficier les Etats africains de la richesse du système de formation de ce pays, annonce Atta Koffi .

Professeur Bakayoko Ly Ramata, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, est enthousiaste quant à elle. Elle est convaincue qu’en scrutant l’expérience japonaise, les Etats africains toucheront du doigt les efforts qui restent à accomplir pour les hisser dans le cercle privilégié des nations émergentes. «Toutefois, même si des acquis importants ont été obtenus et des progrès considérables constatés ces dernières années en termes de stabilité macro-économique et de croissance économique, il reste de nombreux défis à relever par nos pays dans cette marche vers le développement économique et social», appuie-t-elle. Par ailleurs, Mme Bakayko Ly Ramata félicite le directeur par intérim de la CAPEC, professeur Alban Ahouré dont les activités de haut niveau, à l’en croire, contribuent à donner de la visibilité à l’université FHB. Elle assure, en outre, de son soutien pour un plus grand engagement de son département ministériel aux renforcements des échanges au niveau académique entre les Universités ivoiriennes voire d’Afrique de l’Ouest francophone et les Universités japonaises.

Deux éminents professeurs d’université japonais sont intervenus à ce 2e séminaire international sur les études japonaises en Afrique de l’Ouest francophone, aux cotés de leurs confrères d’Afrique de l’Ouest francophone notamment du Bénin, du Burkina-Faso, du Niger, du Togo, du Sénégal, et du pays hôte, la Côte d’Ivoire.

D.Tagro