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Intelligence artificielle et réforme des systèmes agraires

L’UFHB ouvre de nouvelles perspectives pour une agriculture africaine durable et inclusive

L’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) accueille, du 5 au 7 novembre 2026, la deuxième édition du Colloque international du Laboratoire de Recherche en Sciences Sociales (LARESS).
Placée sous le thème « Intelligence artificielle, système agraire et développement durable en Afrique : retour au futur, science culture », cette rencontre scientifique, parrainée par le Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné KONE, entend explorer les perspectives qu’offre l’intelligence artificielle pour repenser les systèmes agraires africains et relever les défis de la sécurité alimentaire.
Espace privilégié de confrontation des savoirs, de partage d’expériences et de formulation de perspectives susceptibles d’éclairer les politiques publiques réunissant chercheurs, universitaires et acteurs concernés par les problématiques agricoles et du développement, les travaux s’inscrivent dans une réflexion prospective sur les mutations technologiques, sociales et environnementales qui façonnent l’avenir de l’agriculture africaine.
À l’ouverture des travaux, ce jeudi 5 novembre 2026 à l’auditorium de l’UFHB, Prof. ASSI AUBIN Agnissan, Directeur du LARESS, a souligné la dimension collective de cette entreprise scientifique, dont la portée repose sur la convergence des engagements institutionnels et intellectuels.
La réflexion s’est ensuite approfondie avec Prof. NASSA Dabié Désiré Axel, directeur de l’UFR-SHS et président du comité scientifique du colloque. Il a mis en lumière l’urgence d’une réflexion collective sur les capacités productives, les modèles agricoles et les conditions de durabilité des systèmes alimentaires. « En 2050, nous serons plus de 9 milliards de bouches à nourrir, dont 2,5 milliards en Afrique, soit près de 26 % de la population mondiale. Qu’allons-nous manger ? Qui va produire ? Où le produire et dans quelles conditions ? », s’est-il interrogé.

Face à cet impératif, l’intelligence artificielle apparaît comme une opportunité stratégique pour optimiser les chaînes de valeur agricoles, améliorer les pratiques culturales et renforcer la résilience des systèmes de production.
Deux panels et cinq axes thématiques permettront d’approfondir les réflexions autour de la gouvernance agraire, de la sécurisation foncière, de la nutrition, de l’éducation, de la santé, de l’environnement et du genre.

Représentant le président de l’UFHB, Prof. BALLO Zié, le Vice-président en charge de la Recherche et de l’Innovation technologique, Prof. SANGARE Abdoulaye a salué une initiative pleinement inscrite dans la vision de l’institution : « Une université performante, innovante, citoyenne et ouverte sur le monde ». Il a également souligné la contribution indispensable des sciences sociales à l’analyse des mutations induites par l’intelligence artificielle. « Loin de constituer un champ de réflexion exclusivement technique, l’intelligence artificielle soulève des interrogations qui engagent les sociétés, leurs valeurs, leurs organisations et leurs trajectoires de développement », a-t-il soutenu.

Représentant le Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Bruno Nabagné KONE, le Directeur général des Productions et de la Sécurité alimentaire, Prof. TEHUA Pascal KOUASSI ANGUI a relevé la convergence des travaux du colloque avec les orientations du Plan National de Développement Agricole 2026-2030, en cours de rédaction, qui s’articule autour de leviers essentiels dont la mécanisation, la digitalisation, la transformation locale des productions et la modernisation du conseil agricole. En ouvrant les travaux, il a exprimé l’espoir de voir émerger des recommandations pertinentes, susceptibles d’alimenter les réflexions et les politiques publiques en faveur d’une agriculture africaine plus performante, résiliente et inclusive.