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Études germaniques

L’UFHB réfléchit à une utilisation responsable de l’intelligence artificielle

Le Département d’Allemand de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) a organisé, ce vendredi 9 octobre 2026, à la salle de conférences des trois UFR, une conférence inaugurale consacrée aux enjeux de l’intelligence artificielle dans les études germaniques.

Cette rencontre scientifique a réuni étudiants, chercheurs et membres du grand public autour du thème : « L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’intelligence allemande : quels enjeux pour les études germaniques aujourd’hui ? »

Animée par le Dr Alphonse BOUA, Maître de conférences en littérature et philosophie allemandes à l’UFHB, cette conférence a offert un cadre de réflexion sur la place croissante de l’intelligence artificielle dans les pratiques universitaires, ainsi que sur l’apport de la pensée allemande à la compréhension des transformations induites par ces nouvelles technologies.

Dans son intervention, le conférencier a invité à considérer la pensée allemande comme une ressource critique permettant d’interroger les limites de l’intelligence artificielle et les questions qu’elle soulève. « La pensée allemande apparaît non plus comme une généalogie de la machine, mais comme une ressource pour penser ce qui manque à la machine, à l’IA », a souligné Dr Alphonse BOUA.

Au-delà des possibilités offertes par l’intelligence artificielle, les échanges ont mis en évidence la nécessité de maintenir une réflexion critique sur son usage, notamment dans l’enseignement, la recherche et les disciplines consacrées aux langues, aux littératures et aux civilisations.

Pour Dr ( MC) YEO Lacina, chef du Département d’Allemand de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations (LLC), l’enjeu n’est plus de savoir s’il faut utiliser ces outils, mais de déterminer les conditions de leur intégration dans les pratiques universitaires. « La véritable question n’est donc plus de savoir si nous devons utiliser l’intelligence artificielle, mais plutôt comment l’intégrer de manière responsable, éthique et pertinente dans nos pratiques universitaires », a-t-il affirmé.